
Du faste à la réalité du quotidien : Carla Moreau se livre sans tabou sur sa relation avec l'argent
Carla Moreau, ancienne star des Marseillais, a connu l’argent, le luxe et les excès… mais jamais elle ne s’en est laissée dominer. Dans un entretien franc, elle confie que l’argent ne lui est jamais monté à la tête.
Chez Carla Moreau, l’argent n’a jamais été un tabou. Encore moins un sujet à contourner. Invitée du Jet de Luxe, de Jordan, l’ancienne star des Marseillais s’est livrée sans fard sur son rapport à la fortune, ses excès passés, ses choix de vie et ce que la téléréalité lui a réellement coûté — et rapporté. Une parole brute, parfois déroutante, souvent spectaculaire, à l’image d’un parcours où le luxe a longtemps servi de langage.

Capture d'écran de Clara Moreau dans l'émission Le Jet de luxe I Source : https://www.youtube.com/watch?v=tFgXBFAC5EE
Dès les premières minutes de l’entretien, la question tombe : « La plus grosse folie que vous avez faite avec l’argent ? » Carla hésite à peine. « J’en ai tellement fait… franchement. » Et très vite, un souvenir s’impose : les anniversaires démesurés de sa fille, organisés comme de véritables mariages.
Des anniversaires d’enfant à plusieurs dizaines de milliers d’euros. « Plus de 10 000 euros… 20 000… », corrige-t-elle, avant d’admettre qu’un événement aurait atteint 60 à 70 000 euros. Pour une fillette encore trop jeune pour s’en souvenir. « La première année, en plus, elle ne s’en souvient pas », concède-t-elle.
Alors, qu’est-ce qui coûte si cher ? « Le traiteur, le décor… j’avais fait venir une tête géante, une immense structure. Rien que ça, c’est des milliers d’euros. » Carla assume : « On fait les choses en grand. Comme un mariage. »
La téléréalité, l’argent rapide… et éphémère
Carla Moreau n’a jamais caché que la téléréalité lui avait offert une ascension financière fulgurante. Mais elle en rappelle aussi la brutalité. « Ce sont des métiers à court terme », explique-t-elle, comparant son univers à celui des footballeurs — sans les mêmes sommes ni la même sécurité.
Sa première expérience télé ? 5 000 euros pour six à sept semaines de tournage, auxquels s’ajoutaient 3 000 euros de contrat d’exclusivité. Une entrée modeste dans un monde qui, très vite, s’emballe. « Le plus gros contrat que j’ai signé ? Plus de 100 000 euros. »
Elle sourit, élude parfois, mais ne nie rien. Oui, l’argent a afflué. Oui, certaines années ont été vertigineuses. « Il y a des années où on gagnait énormément. Plus de 30 000 euros par mois. » Aujourd’hui, dit-elle, les revenus sont différents. Moins réguliers. Plus encadrés.

Carla Moreau reçoit son prix lors de la cérémonie des WIBA Awards, dans le cadre du 76e Festival annuel de Cannes, le 26 mai 2023 à Cannes, en France I Source : Getty Images
Plus d’un million d’euros d’impôts : le choc
L’un des moments les plus marquants de l’interview reste celui où Carla évoque l’année où elle a payé le plus d’impôts. Un souvenir encore douloureux. « C’était très dur. » Les chiffres tombent, presque malgré elle : plus d’un million d’euros versés au fisc.
« Pas un million pile, mais aux alentours. » Un montant qui choque l’animateur autant que le public. « Comment peut-on payer une somme pareille ? » Carla répond sans détour : « Quand ça explose, tu gagnes beaucoup… mais tu enlèves énormément derrière. »
Cette pression fiscale explique, selon elle, pourquoi de nombreuses influenceuses quittent la France pour Dubaï. « On paye énormément d’impôts ici. Une entreprise, c’est très dur à faire fonctionner. Les taxes sont partout. » Elle dit comprendre ceux qui partent investir ailleurs, sans pour autant revendiquer ce choix pour elle-même.
Investissements, immobilier et statut de « millionnaire »
Carla Moreau ne se définit pas spontanément comme millionnaire. « C’est un grand mot », dit-elle. Avant de reconnaître que, avec les investissements, la réalité est là.
L’immobilier a été son refuge. « J’ai plusieurs appartements. Plus de deux. » Elle refuse d’en dire davantage, mais confirme avoir investi massivement, parfois sans tout déclarer à l’époque — une phrase qui, là encore, surprend par sa franchise.
Mais l’argent, insiste-t-elle, n’a jamais été une finalité. « Moi, l’argent, j’en veux pour faire kiffer les gens que j’aime. » Elle évoque les soirées à thème, les événements privés, les dons aux associations. « Je donne beaucoup. J’organise. J’aime faire rêver. »

Carla Moreau assiste à la cérémonie des WIBA Awards lors du 76e Festival annuel de Cannes, le 26 mai 2023 à Cannes, en France I Source : Getty Images
Divorce et désillusion
Interrogée sur son divorce, Carla se veut rassurante. « Ça n’a pas coûté tant que ça. » Pas de bataille judiciaire interminable, pas de millions envolés. « On était mariés sous contrat. » Une phrase simple, presque froide, qui contraste avec l’image flamboyante qu’elle a longtemps renvoyée.
Le luxe, les excès, la mise en scène permanente n’ont pas empêché la fin d’une histoire. Et peut-être même l’ont-ils fragilisée.
Aujourd’hui, Carla Moreau gagne toujours bien sa vie, mais différemment. Les stories sponsorisées restent une source de revenus. « Entre 1 000 et 5 000 euros la story », selon la campagne. « Ça peut monter plus haut si c’est une grosse collaboration. »
Elle ne cache pas que certaines périodes sont moins fastes. « Avant, on gagnait beaucoup plus que maintenant. » Une confession rare dans un milieu où l’on préfère entretenir l’illusion d’une réussite constante.
L’envers du luxe
À travers cette interview, Carla Moreau ne cherche pas à se faire pardonner. Elle raconte. Elle expose. Elle assume. Quitte à choquer. Son rapport à l’argent reste instinctif, parfois maladroit, souvent excessif. « Je n’ai jamais trop eu la notion de l’argent. » Une phrase qui résume tout.
Mais derrière les chiffres indécents, les anniversaires à 70 000 euros et les impôts à sept chiffres, se dessine aussi le portrait d’une femme lucide sur la fragilité de son système. La téléréalité l’a enrichie. Elle l’a aussi exposée, usée, parfois enfermée dans un rôle.
Carla Moreau parle aujourd’hui comme quelqu’un qui sait que le luxe passe, que l’argent fluctue, et que ce qui reste — ce sont les choix, bons ou mauvais, assumés jusqu’au bout.
