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Camélia Jordana I Source : Getty Images
Camélia Jordana I Source : Getty Images

Une peau, mille histoires : Camélia Jordana fait de la musique un récit d'identité

Viktoriia Burenko
12 mars 2026 - 14:42

Il existe des chansons qui ressemblent à des confidences. Des morceaux qui ne se contentent pas d’être écoutés, mais qui semblent raconter une histoire intime, presque familiale. Avec « Que ma peau », Camélia Jordana revient à la musique avec une œuvre à la fois personnelle et profondément collective. La chanteuse y célèbre les femmes du Maghreb et du Moyen-Orient tout en interrogeant, avec douceur et détermination, la notion d’identité.

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Le titre s’accompagne d’un clip diffusé sur sa chaîne YouTube. On y découvre un ensemble de femmes aux parcours remarquables, réunies dans un même espace symbolique. La chanteuse y apparaît entourée de la voix puissante de Amel Bent, de l’actrice Sabrina Ouazani, de la journaliste Leïla Kaddour ou encore de la comédienne Rachida Brakni. À leurs côtés figure également la gymnaste Kaylia Nemour, championne olympique à Paris, dont la trajectoire sportive incarne une génération qui assume pleinement ses racines.

Dans ce clip, chaque présence semble porter une histoire singulière. Pourtant, toutes convergent vers une même idée : celle d’une mémoire partagée et d’une force collective.

Camelia Jordana assiste à la première de « All's Fair » Disney+ à la Maison de La Chimie le 21 octobre 2025 à Paris, en France I Source : Getty Images

Camelia Jordana assiste à la première de « All's Fair » Disney+ à la Maison de La Chimie le 21 octobre 2025 à Paris, en France I Source : Getty Images

Une artiste fidèle à son instinct

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Seize années ont passé depuis que Camélia Jordana s’est révélée au grand public grâce à l’émission La Nouvelle Star. À l’époque, sa voix fragile et singulière avait immédiatement séduit. Son premier album, porté par un succès considérable, avait même décroché une certification de disque de platine.

Depuis, la jeune chanteuse s’est transformée en artiste complète. La musique est restée un pilier, mais le cinéma lui a également ouvert de nouvelles perspectives. Au fil des rôles, elle s’est imposée comme une actrice sensible et audacieuse, capable d’incarner des personnages complexes.

Pourtant, malgré cette carrière cinématographique florissante, la musique n’a jamais quitté son horizon. « Que ma peau » marque aujourd’hui un nouveau chapitre. Ce titre annonce la préparation de son cinquième album, dont la sortie est envisagée pour 2027.

Camélia Jordana, membre du jury des courts métrages, pose lors du photocall du Jury Des Courts Métrages Et De Cinef au 78e Festival annuel de Cannes, au Palais des Festivals, le 20 mai 2025 à Cannes, en France I Source : Getty Images

Camélia Jordana, membre du jury des courts métrages, pose lors du photocall du Jury Des Courts Métrages Et De Cinef au 78e Festival annuel de Cannes, au Palais des Festivals, le 20 mai 2025 à Cannes, en France I Source : Getty Images

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Fidèle à son tempérament, Camélia Jordana refuse de se contenter de reproduire les recettes du passé. Dès ses débuts, elle s’est construite autour d’une idée simple : ne jamais choisir la facilité. Cette exigence artistique, elle la revendique toujours aujourd’hui.

Elle explique vouloir proposer quelque chose de différent à chaque projet, même si cela implique de prendre des risques. Son indépendance artistique actuelle lui permet justement d’explorer ces territoires avec une liberté totale, quitte à traverser parfois des moments d’incertitude.

Un hommage aux femmes nord-africaines

Au centre de « Que ma peau » se trouve un hommage vibrant aux femmes africaines, et plus particulièrement à celles issues d’Afrique du Nord. Pour Camélia Jordana, l’idée était simple : réunir des femmes qu’elle admire. Certaines sont des amies, d’autres des figures qu’elle observe de loin. Mais toutes partagent une même énergie et une même détermination.

Capture d'écran du clip Ma Peau I Source : https://www.youtube.com/watch?v=qQgBWIdP_0c

Capture d'écran du clip Ma Peau I Source : https://www.youtube.com/watch?v=qQgBWIdP_0c

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La chanteuse raconte avoir pris contact avec elles personnellement. Elle leur a présenté la chanson de manière très spontanée, parfois en la chantant directement au téléphone. Cette démarche intime correspondait à l’esprit du projet : créer une chaîne invisible entre ces femmes, comme un fil reliant leurs histoires.

La première à accepter l’invitation fut Sabrina Ouazani. Ce moment a profondément touché la chanteuse, qui y a vu une preuve de solidarité et de confiance. Peu à peu, d’autres femmes ont rejoint l’aventure, transformant le clip en un véritable rassemblement symbolique.

Redécouvrir une histoire culturelle

Si « Que ma peau » résonne avec autant de force, c’est aussi parce qu’elle aborde une question qui traverse toute la société française : celle des racines et de l’appartenance.

Capture d'écran du clip Ma Peau I Source : https://www.youtube.com/watch?v=qQgBWIdP_0c

Capture d'écran du clip Ma Peau I Source : https://www.youtube.com/watch?v=qQgBWIdP_0c

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Camélia Jordana est elle-même le fruit de cette histoire. Son père est d’origine kabyle et sa mère vient de l’ouest de l’Algérie. Tous deux sont nés en France, comme leur fille. Cette identité multiple a longtemps fait partie de son quotidien sans être forcément interrogée.

Ces dernières années, l’artiste a commencé à s’y intéresser plus profondément. Elle a exploré l’histoire et la richesse de la culture nord-africaine, découvrant à quel point ces influences imprègnent la vie française, parfois de manière presque invisible.

Elle évoque souvent ces détails du quotidien qui témoignent de cette présence culturelle. Dans de nombreuses fêtes, par exemple, la chanson Ya Rayah résonne encore comme un hymne partagé. Les restaurants de couscous, eux, font partie du paysage gastronomique depuis des décennies.

Camélia Jordana assiste au tapis rouge « Affeksjonsverdi » (Valeur sentimentale) lors du 78e Festival annuel de Cannes au Palais des Festivals, le 21 mai 2025 à Cannes, en France I Source : Getty Images

Camélia Jordana assiste au tapis rouge « Affeksjonsverdi » (Valeur sentimentale) lors du 78e Festival annuel de Cannes au Palais des Festivals, le 21 mai 2025 à Cannes, en France I Source : Getty Images

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Ces éléments rappellent que l’histoire entre la France et l’Afrique du Nord est faite d’échanges et de métissages.

Entre débats et réalités

Dans les discussions publiques, la question de l’identité peut rapidement devenir un sujet sensible. Les réseaux sociaux et certains débats médiatiques amplifient souvent les tensions, donnant l’impression d’une société profondément divisée.

Camélia Jordana perçoit cependant un écart entre cette image et la réalité qu’elle observe autour d’elle. Dans sa vie quotidienne, explique-t-elle, les cultures se rencontrent naturellement. Les gens vivent ensemble, apprennent les uns des autres et partagent des expériences communes.

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C’est précisément cette réalité qu’elle souhaite mettre en lumière. Pour elle, la musique peut devenir un espace de dialogue et de rassemblement. Les paroles de « Que ma peau » reflètent cette volonté en mêlant plusieurs langues : le français, l’anglais et l’arabe.

« Je suis le fruit tombé de cet arbre. Celui d’une mère musulmane qui m’a fait fêter sabbat toute mon enfance avec la famille juive tunisienne avec laquelle j’ai grandi, appris la musique, chanté, prié, pleuré, voyagé, ri et tant appris. Celui d’une mère mystique qui parle à la lune. Celle du genre qui parle à la lune, s’arme de pierres issues de la terre et de la roche et du sable du monde entier. Celle du genre qui prie les astres, s’adresse à ses ancêtres, adore l’astrologie, médite, lit le tarot, voit les vibrations des humains parce qu’elle est elle-même la plus vibrante de tou.te.s. Grâce à elle, j’ai trouvé la force de créer cette image de femmes maghrébines sorores et heureuses de créer ensemble. De se montrer au yeux du monde aussi unies qu’aimantes entre elles », a-t-elle écrit sur Instagram en réfrérence à cette diversité qui symbolise les multiples influences qui composent son identité et celle de nombreuses personnes issues de l’immigration.

Camélia Jordana assiste à la cérémonie en hommage à Sean Penn lors de la deuxième journée du 21e Festival international du film de Marrakech, le 30 novembre 2024 à Marrakech, au Maroc I Source : Getty Images

Camélia Jordana assiste à la cérémonie en hommage à Sean Penn lors de la deuxième journée du 21e Festival international du film de Marrakech, le 30 novembre 2024 à Marrakech, au Maroc I Source : Getty Images

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Entre deux formes d’expression

Parallèlement à sa carrière musicale, Camélia Jordana poursuit également son parcours au cinéma. Elle décrit ce travail comme une expérience très différente de la chanson.

Lorsqu’elle joue un rôle, elle prête son visage, sa voix et ses émotions à un personnage qui n’est pas elle. Cette distance lui offre une forme de liberté et même de repos, explique-t-elle. Sur un plateau de tournage, elle peut devenir quelqu’un d’autre pendant quelques heures.

Cette alternance entre musique et cinéma nourrit son univers artistique. D’un côté, la chanson lui permet d’exprimer ses propres sentiments et réflexions. De l’autre, le jeu d’actrice lui ouvre la porte vers d’autres existences.

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