
Elle était autrefois considérée comme l'une des plus belles - Voici à quoi elle ressemble près de 20 ans plus tard
Avant même d'avoir 5 ans, elle défilait déjà sur les podiums des grands couturiers. Quelques années plus tard, une séance photo a fait couler beaucoup d'encre bien au-delà du monde de la mode. Aujourd'hui âgée d'une vingtaine d'années, elle fait toujours parler d'elle.
Elle est devenue mondialement connue avant même d’atteindre l’âge de dix ans, lorsqu’une séance photo l’a placée au centre de l’attention internationale. Fille de deux personnalités publiques, elle a commencé à apparaître sur les podiums alors qu’elle n’était encore qu’un tout-petit, avec une carrière déjà bien lancée au moment où la plupart des enfants entraient à l’école.
Au fil des années, son nom n’a jamais vraiment quitté les campagnes de mode, les plateformes en ligne et les gros titres retraçant sa vie, de l’enfance à l’âge adulte. Près de vingt ans plus tard, son apparence reste un sujet de discussion, mais ce n’est plus le seul élément qui maintient l’attention sur elle.
Une carrière commencée avant le CP
Elle est née dans une famille déjà familière avec les projecteurs. Sa mère était animatrice de télévision française et créatrice de mode. Son père était footballeur professionnel, évoluant au plus haut niveau. La célébrité n’était donc pas étrangère au foyer, mais celle de leur fille allait prendre une forme bien différente.
À seulement 3 ans, elle est repérée par Jean Paul Gaultier, l’un des designers les plus influents de France. Un an plus tard, elle défile pour lui. Ce premier engagement marque le début d’une carrière de mannequin qui va s’accélérer rapidement, bien au-delà de ce que l’on pourrait attendre d’un enfant — ou même d’un adulte.
Avant même d’apprendre les tables de multiplication ou d’écrire correctement une phrase, elle est photographiée, suivie et classée. À 6 ans, son visage fait le tour du monde. Elle arrive en tête du classement annuel « 100 Most Beautiful Faces » de TC Candler, une distinction qui fait à elle seule la une des médias.
Presque du jour au lendemain, elle devient connue dans le monde entier pour son apparence, bien avant que la plupart des gens ne connaissent son nom. Le cap suivant allait attirer encore davantage l’attention — et les premières controverses.
Ce qui a provoqué la polémique
Son succès précoce en tant que mannequin n'a cessé de croître. À 10 ans, elle apparaît dans un éditorial de haute couture pour Vogue Paris. La série de photos la montre vêtue de tenues adultes, talons aiguilles compris, avec un maquillage prononcé. Le shooting faisait partie de l’édition Enfant du magazine, alors dirigée par le designer Tom Ford.
Les images suscitent de vives réactions, non seulement chez les professionnels de la mode, mais aussi auprès de groupes de parents, d’associations de protection de l’enfance et même de responsables politiques à l’étranger.
Les critiques dénoncent une mise en scène jugée inappropriée pour une enfant et accusent la publication de contribuer à la sexualisation des jeunes filles. Au Royaume-Uni, la réaction est immédiate.
Le Premier ministre de l’époque, David Cameron, ainsi que l’organisation Mothers’ Union, lancent une campagne visant à limiter la sexualisation des enfants dans les médias et la publicité.
Les enseignes commercialisant des talons pour jeunes filles sont vivement critiquées, et des forums en ligne comme Mumsnet appellent au boycott. Une campagne intitulée « Let Girls Be Girls » exhorte les magasins à cesser de vendre des produits imitant la sexualité adulte. Le débat dépasse largement la question des vêtements.
Des militantes comme Anna van Heeswijk, du collectif Object, dénoncent ces images, avertissant que l’objectification des filles dès le plus jeune âge peut normaliser des perceptions nocives des femmes. La psychologue clinicienne Dr Emma Gray met en garde contre les risques développementaux pour les enfants placés trop tôt dans des rôles adultes.
Les retombées sont aussi personnelles. Face à l’attention croissante, la mère du jeune mannequin ferme la page Facebook de fans de sa fille. Bien qu’elle poursuive sa carrière, le regard porté sur son image publique change durablement.
Continuer d’avancer
Malgré les débats suscités par ses débuts, sa carrière de mannequin ne stagne pas. Les années suivantes, elle devient un visage familier du monde de la mode, accumulant campagnes prestigieuses, couvertures de magazines et apparitions sur tapis rouge.
Elle travaille tout au long de son adolescence, attirant l’attention non seulement sur son physique, mais aussi sur la manière dont elle gère la notoriété. Le jour de ses 16 ans, elle devient ambassadrice de L’Oréal Paris. La même année, elle défile pour Dolce & Gabbana et apparaît dans Love, L’Officiel et d’autres magazines de référence.
Elle devient également une invitée régulière du Festival de Cannes, photographiée aux côtés de grandes figures de l’industrie. À 17 ans, elle commence à exprimer sa propre voix publiquement. Dans une interview, elle explique que le fait d’avoir été appelée « la plus belle fille du monde » est quelque chose qu’elle ne comprenait pas vraiment enfant.
« Quand on est petit, on ne fait pas attention… Moi, je ne le suis pas, je joue juste avec mon iPad », dit-elle. Même adolescente, elle minimise ce titre : « Je suis juste un être humain, une adolescente. »
À mesure que sa visibilité augmente, elle parle plus ouvertement des pressions liées à l’image corporelle dans le mannequinat. Elle affirme refuser de se priver de nourriture pour rentrer dans des standards trop stricts. « Si j’ai envie de manger, je mange. Je mange des burgers. Je ne changerai jamais ça. »
Encore mineure à l’époque, elle semble pourtant sûre d’elle et de ses choix. « Ce n’est vraiment pas difficile de grandir sous les projecteurs », affirme-t-elle. « Si vous êtes entouré de bonnes personnes, votre vie sera formidable. » Et si le mannequinat occupe toujours une grande place, elle prépare aussi quelque chose de personnel, en dehors des podiums.
De mannequin à créatrice de marque
À 17 ans, elle annonce une nouvelle étape : le lancement de sa propre marque de vêtements, baptisée Haven May. Les premiers aperçus dévoilent une esthétique jeune, inspirée du streetwear. Les pièces vont des sweats et casquettes aux jupes ornées de bandes métalliques, d’étoiles et d’éclairs.
Elle pose elle-même pour de nombreux articles, partageant les premières images de la collection sur Instagram. Bien que novice dans le design, elle aborde le projet avec aisance. Dans une interview accordée en 2024, elle explique que la mode fait partie de sa vie depuis toujours.

Le jeune mannequin | Source : Getty Images
« J’ai commencé à travailler comme mannequin à l’âge de trois ans. J’ai vraiment étudié le sujet à six ans, et je suis fascinée depuis », confie-t-elle. Son style personnel, dit-elle, privilégie le confort et le streetwear. Elle attribue ses nombreux voyages professionnels à son inspiration créative.
« Chaque ville que je visite est une source pour la création de mes looks », explique-t-elle. Les premières collections reflètent cette vision : ludiques, inspirées par le voyage et pensées pour être portées au quotidien. C’est un tournant discret mais significatif : après des années à incarner la vision d’autres créateurs, elle façonne désormais la sienne.

Le mannequin français le 6 octobre 2015 | Source : Getty Images
Un problème de santé qu'elle a choisi de partager
En 2021, elle évoque publiquement un problème de santé qui la touche depuis plus d’un an. Les premiers symptômes apparaissent en 2020, lorsqu’elle commence à souffrir de fortes douleurs abdominales. Les médecins pensent d’abord que ces douleurs sont liées à une précédente opération pour un kyste ovarien qui avait éclaté dans son abdomen.
Mais la douleur persiste. Elle consulte alors trois gynécologues différents et se rend dans plus de quatre centres de radiologie à Paris. Tous lui donnent la même réponse : rien de grave. « Ne t’inquiète pas, tu n’as rien, tout est dans ta tête », se souvient-elle.
Toujours souffrante, elle retourne aux urgences en 2021. Cette fois, un examen révèle un kyste de plus de cinq centimètres, au contact de son ovaire. Elle est opérée le jour même. Après l’intervention, elle partage son expérience sur Instagram, accompagnée de photos prises à l’hôpital.
« Aujourd’hui, je me sens enfin mieux », écrit-elle. « J’ai vraiment cru que j’étais folle de me plaindre de mon ventre pendant si longtemps. » Elle encourage ses abonnés à écouter leur corps et à consulter plusieurs médecins s’ils sentent que quelque chose ne va pas.

Le mannequin | Source : Getty Images
« Quand votre corps vous fait mal, ne laissez pas passer… consultez différents médecins jusqu’à ce que l’un d’eux trouve le problème et le soigne », écrit-elle. « Toute douleur, même petite, peut cacher quelque chose de bien plus grave. »

Le mannequin | Source : Getty Images
Elle remercie également ceux qui l’ont soutenue : son médecin, sa mère — venue du sud de la France pour être à ses côtés — et son compagnon, présent depuis le début de ses douleurs.

Le mannequin photographié lors de la Fashion Week Womenswear Spring/Summer 2019 de Paris, le 30 septembre 2018 | Source : Getty Images
Toujours reconnue, toujours observée
Son nom est Thylane Blondeau. Elle a été reconnue internationalement pour la première fois en 2007, à seulement six ans, lorsqu’elle arrive en tête de la liste des « 100 plus beaux visages » de TC Candler. Des années plus tard, en 2018, elle réapparaît dans le même classement, cette fois en tant que jeune adulte.
Aujourd’hui, au milieu de la vingtaine, elle continue d’attirer l’attention, tant pour son apparence que pour la carrière qu’elle mène depuis l’enfance. Thylane Blondeau compte désormais 6,9 millions d’abonnés sur Instagram. Son fil mêle contenus mode, collaborations de marques et moments personnels, notamment des nouvelles sur sa santé et des coulisses de sa vie.

Thylane Blondeau à Paris le 27 septembre 2024 | Source : Getty Images
Les internautes commentent régulièrement sa transformation. Sous une ancienne photo, un utilisateur demande : « Qu’est-il arrivé à ses yeux bleus ? » Un autre la décrit comme « un bel enfant », tandis qu’un troisième écrit simplement : « Née pour être mannequin. »

Le mannequin au défilé Tommy Hilfiger lors de la semaine de la mode à Londres le 19 septembre 2017 | Source : Getty Images
Elle reste active dans la mode et l’univers fashion. Dans de précédentes interviews, elle explique ne pas avoir de plan strict pour l’avenir, si ce n’est de continuer à faire ce qu’elle aime. « Si j’ai encore envie d’être mannequin, je le serai, et je ferai du cinéma. Mais je veux être heureuse avant tout », affirme-t-elle.
D’un premier défilé à quatre ans aux tapis rouges et au lancement de sa propre marque, sa carrière s’est construite dans la durée, malgré la pression constante de l’attention publique. Contrairement à de nombreuses stars enfants dont la notoriété s’estompe, Thylane Blondeau reste visible et pertinente, près de vingt ans après sa première apparition devant un objectif.
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